Vous vous intéressez à l’hypnose, mais certaines questions restent présentes.
Est-ce que je vais perdre le contrôle ? Et si je n’arrive pas à lâcher prise ? Vais-je dormir ? Est-ce que je vais entendre ce que vous dites ? Tout le monde peut-il être hypnotisé ? Et surtout : comment quelques instants passés dans un état différent peuvent-ils réellement modifier quelque chose que l’on répète parfois depuis des années ?
Ces questions sont légitimes.
L’hypnose reste entourée de nombreuses représentations venues du spectacle, des films ou simplement de ce que nous imaginons lorsque nous n’en avons jamais fait l’expérience.
La réalité est souvent beaucoup plus simple.
L’hypnose ne consiste pas à abandonner sa volonté à quelqu’un. Elle utilise une capacité naturelle de notre attention pour permettre d’expérimenter autrement ce que nous vivons, de mobiliser certaines ressources et d’assouplir des automatismes qui ne se modifient pas toujours par la seule réflexion.
Cette FAQ vous permet de mieux comprendre ce qu’est l’hypnose ericksonienne, ce que l’on peut ressentir pendant une séance, ce qu’elle peut — et ne peut pas — faire, et la manière dont je l’utilise dans l’accompagnement des transitions de vie personnelles et professionnelles.
Comprendre l’hypnose
Qu’est-ce que l’hypnose ?
L’hypnose désigne à la fois une expérience particulière de la conscience et un ensemble de processus mettant notamment en jeu l’attention, l’imagination, les perceptions, les suggestions et la relation avec le praticien.
Nous connaissons spontanément des expériences qui peuvent s’en rapprocher.
Vous conduisez sur une route familière et réalisez soudain que plusieurs kilomètres sont passés presque sans que vous vous en soyez aperçu.
Vous êtes absorbé par un livre, un film, une musique ou une pensée et le monde autour de vous semble momentanément moins présent.
Vous regardez les flammes d’un feu ou le mouvement de l’eau et votre perception du temps se modifie.
Vous êtes toujours là.
Simplement, votre attention fonctionne autrement.
L’hypnose utilise volontairement certaines de ces capacités naturelles afin de créer un contexte favorable à une autre manière de ressentir, d’imaginer, d’associer et parfois de réorganiser intérieurement une expérience.
Qu’est-ce que l’hypnose ericksonienne ?
L’hypnose ericksonienne doit son nom au psychiatre américain Milton H. Erickson.
Elle repose notamment sur une conception profondément individualisée de l’accompagnement : il ne s’agit pas d’appliquer exactement la même technique à tout le monde, mais de s’adapter à la personne, à son fonctionnement, à son langage, à ses réactions et à ses ressources.
Les suggestions peuvent être indirectes, ouvertes, métaphoriques ou conversationnelles.
Dans ma pratique, je ne cherche donc pas à vous faire entrer dans un état particulier à tout prix.
Je cherche plutôt la manière dont vous, vous pouvez entrer dans l’expérience qui vous sera utile.
L’hypnose est-elle scientifiquement étudiée ?
Oui.
L’hypnose fait depuis plusieurs décennies l’objet de travaux en psychologie, en neurosciences et en médecine.
Des recherches ont notamment étudié les modifications de l’attention, de la perception, de l’expérience subjective et de la douleur associées à l’hypnose.
Des essais et méta-analyses ont également étudié son utilisation dans certains contextes médicaux, notamment pour l’anxiété et la douleur liées à certaines procédures.
Cela ne signifie pas que tous ses mécanismes sont définitivement expliqués, ni que l’hypnose constitue un traitement universel.
La recherche continue précisément parce que l’expérience hypnotique est complexe et varie d’une personne à l’autre.
L’hypnose est-elle un état de sommeil ?
Non.
Le mot « hypnose » vient historiquement d’Hypnos, le dieu grec du sommeil, ce qui a longtemps entretenu la confusion.
Une personne sous hypnose peut paraître très détendue, avoir les yeux fermés et bouger peu. Pourtant, son cerveau n’est pas simplement dans un état de sommeil ordinaire.
Vous pouvez entendre ma voix, réfléchir, ressentir votre corps, avoir des pensées, répondre à une question ou changer de position.
L’hypnose est davantage une manière particulière d’être présent à son expérience qu’une façon de dormir.
Qu’est-ce que la transe hypnotique ?
Le mot « transe » désigne l’expérience hypnotique elle-même.
Il peut sembler spectaculaire alors qu’elle ne l’est pas nécessairement.
Une transe peut être très profonde et immersive, mais elle peut aussi être légère, conversationnelle ou presque imperceptible.
Certaines personnes ressentent une grande détente.
D’autres beaucoup d’images.
Certaines ont l’impression que le temps passe très rapidement.
D’autres restent très conscientes de la pièce et de ma voix.
Il n’existe pas une seule bonne manière de vivre l’hypnose.
Contrôle, conscience et hypnotisabilité
Tout le monde est-il hypnotisable ?
La plupart des personnes possèdent la capacité d’expérimenter des phénomènes hypnotiques, mais tout le monde ne les vit ni de la même manière ni avec la même facilité.
La réceptivité varie selon les personnes, le contexte, la confiance, les méthodes utilisées et le type de suggestions proposées.
C’est pourquoi je ne considère pas l’hypnose comme un examen que vous devriez réussir.
Si une manière de faire ne vous convient pas, nous en utilisons une autre.
Et si je pense que je ne suis pas hypnotisable ?
C’est une phrase que j’entends régulièrement.
Parfois parce qu’une personne a déjà essayé une séance qui ne lui convenait pas.
Parfois parce qu’elle possède un mental très actif.
Parfois simplement parce qu’elle imagine qu’être hypnotisé signifie ne plus entendre, ne plus penser ou ne plus savoir où l’on se trouve.
Ce n’est pas le cas.
Vous pouvez avoir des pensées pendant une séance, analyser certains moments et rester conscient de ce qui se passe tout en vivant une expérience hypnotique.
Est-ce qu’il faut savoir lâcher prise pour être hypnotisé ?
Non.
Et c’est probablement l’une des idées reçues les plus importantes à déconstruire.
Lorsque quelqu’un me dit :
« Mon problème, justement, c’est que je n’arrive jamais à lâcher prise », je ne lui demande pas de commencer par réussir précisément ce qu’il n’arrive pas à faire.
Le besoin de contrôle a souvent eu une fonction.
Il a parfois permis de tenir, d’anticiper, de se protéger ou de rester efficace lorsque beaucoup reposait sur soi.
Il ne s’agit donc pas de lutter contre lui.
Nous pouvons travailler avec cette vigilance, jusqu’à ce qu’elle découvre progressivement qu’elle n’a peut-être plus besoin de tout surveiller avec la même intensité.
Est-ce que je vais perdre le contrôle sous hypnose ?
Non.
L’hypnose thérapeutique n’est pas une prise de pouvoir sur l’autre.
Vous restez acteur de l’expérience.
Vous pouvez parler, bouger, ouvrir les yeux, demander une explication ou interrompre la séance.
La relation de confiance et le respect de vos limites sont essentiels.
L’objectif n’est jamais de supprimer votre contrôle, mais parfois de vous permettre de découvrir qu’il existe d’autres façons de vous sentir en sécurité que de devoir tout contrôler en permanence.
Peut-on m’obliger à faire quelque chose sous hypnose ?
L’hypnose ne transforme pas une personne en automate privé de volonté.
Les images issues de l’hypnose de spectacle donnent parfois cette impression, mais elles ne représentent pas le fonctionnement d’un accompagnement thérapeutique individuel.
En séance, le cadre, votre consentement et votre capacité à rester en accord avec ce qui se passe sont fondamentaux.
Puis-je rester bloqué sous hypnose ?
Non.
L’état hypnotique n’est pas un endroit dans lequel on reste enfermé.
Lorsque les suggestions cessent ou que l’attention est appelée ailleurs, l’état se modifie naturellement.
Vous n’avez donc pas besoin de craindre de « ne pas réussir à revenir ».
Ce que l’on ressent pendant une séance
Vais-je entendre tout ce que vous dites ?
Très souvent, oui.
Mais votre attention peut fluctuer.
À certains moments, vous écouterez précisément mes mots.
À d’autres, une image, une sensation, un souvenir ou une pensée pourra prendre davantage de place.
Il arrive également qu’une partie de la séance semble plus floue après coup.
Cela ne signifie ni que vous avez dormi ni que vous avez perdu connaissance.
Faut-il fermer les yeux ?
Non.
Fermer les yeux facilite souvent le retrait de certaines stimulations extérieures, mais ce n’est pas une obligation.
L’hypnose peut également se pratiquer les yeux ouverts.
Est-ce grave si je pense beaucoup pendant la séance ?
Absolument pas.
Le mental ne doit pas devenir silencieux pour que l’hypnose fonctionne.
Vous pouvez avoir une pensée du type :
« Est-ce que ça marche ? »
puis penser à votre journée,
puis revenir à ma voix,
puis ressentir quelque chose dans votre corps.
L’expérience hypnotique peut intégrer tout cela.
Nous ne cherchons pas à faire disparaître votre pensée.
Nous cherchons à lui permettre de ne plus être seule aux commandes de l’expérience.
Et si je n’arrive pas à visualiser ?
Ce n’est pas un problème.
Certaines personnes voient facilement des images mentales.
D’autres ressentent davantage des sensations, des impressions, des mots, des mouvements ou simplement une sorte de compréhension intuitive.
L’hypnose ne nécessite pas d’avoir une imagination visuelle particulière.
Je m’adapte à votre manière naturelle de percevoir.
Faut-il être profondément hypnotisé pour obtenir un résultat ?
Pas nécessairement.
La profondeur apparente de la transe n’est pas un concours et n’est pas à elle seule un indicateur de la qualité du travail réalisé.
Une expérience relativement légère peut parfois être très pertinente.
Ce qui compte davantage est ce qui devient possible pour vous au cours de l’expérience.
Peut-on parler pendant l’hypnose ?
Oui.
Certaines séances sont très silencieuses.
D’autres comportent beaucoup d’échanges.
Il existe également une hypnose dite conversationnelle, dans laquelle certains processus hypnotiques sont utilisés au sein même du dialogue.
Hypnose, inconscient et automatismes
Qu’appelle-t-on « l’inconscient » en hypnose ?
Le terme « inconscient » possède des significations différentes selon les courants psychologiques.
Dans une approche ericksonienne, je l’utilise surtout comme une manière pratique de parler de tout ce qui fonctionne en nous sans passer constamment par une décision consciente : automatismes, associations, apprentissages, réactions émotionnelles, habitudes, ressources ou manières de percevoir certaines situations.
Vous n’avez par exemple pas besoin de réfléchir consciemment à chaque mouvement pour marcher.
De la même manière, certaines réactions émotionnelles se déclenchent avant même que votre raison ait eu le temps de les analyser.
Pourquoi comprendre un problème ne suffit-il pas toujours à le résoudre ?
Parce que comprendre et transformer ne sont pas exactement la même chose.
Vous pouvez parfaitement savoir :
« Je n’ai aucune raison de culpabiliser. »
« Cette relation ne me convient plus. »
« Je devrais arrêter de me mettre autant de pression. »
« Je sais que cette peur est disproportionnée. »
« Je sais que je dois avancer. »
Et pourtant continuer à ressentir la culpabilité, la peur, la tension ou le même réflexe.
Ce n’est pas nécessairement un manque de volonté.
Cela signifie parfois simplement que le raisonnement conscient a évolué plus vite que les automatismes qui se sont construits au fil du temps.
L’hypnose offre alors une autre porte d’entrée.
Qu’est-ce qu’une suggestion hypnotique ?
Une suggestion est une proposition adressée à l’expérience d’une personne.
Elle peut concerner une sensation, une perception, une image, un mouvement, une ressource ou une manière différente d’envisager une situation.
En hypnose ericksonienne, les suggestions sont souvent ouvertes et adaptées à la personne.
Elles ne consistent pas à donner des ordres que votre cerveau devrait exécuter aveuglément.
Pourquoi utilise-t-on des métaphores en hypnose ?
Parce que certaines choses se comprennent mieux lorsqu’elles sont vécues ou représentées autrement que par une explication intellectuelle.
Une métaphore, une histoire ou une image peut permettre d’explorer une situation sous un autre angle.
Elle n’apporte pas nécessairement une réponse toute faite.
Elle ouvre parfois simplement un chemin que la pensée habituelle n’avait pas encore envisagé.
Qu’appelle-t-on une résistance en hypnose ?
J’évite de considérer la résistance comme un ennemi qu’il faudrait vaincre.
Une résistance peut être une hésitation, une vigilance, une peur, un automatisme ou une partie de soi qui estime encore nécessaire de maintenir une ancienne stratégie.
Plutôt que de demander :
« Comment supprimer cette résistance ? »
il est parfois beaucoup plus intéressant de comprendre :
« Qu’essaie-t-elle encore de protéger ? »
C’est souvent à partir de là que quelque chose peut commencer à s’assouplir.
Dans quelles situations l’hypnose peut-elle être utilisée ?
Pour quelles difficultés consulte-t-on en hypnose ?
Les personnes consultent notamment lorsque des pensées, émotions, comportements ou automatismes prennent trop de place dans leur quotidien.
Dans ma pratique, j’accompagne particulièrement les adultes confrontés à :
- une surcharge mentale ou émotionnelle ;
- un stress important ;
- des ruminations ;
- une perte de confiance ;
- des blocages ou schémas répétitifs ;
- certaines difficultés de sommeil liées notamment à un état de tension ;
- des périodes d’épuisement intérieur ;
- une séparation ou un deuil ;
- une perte de repères ;
- des difficultés relationnelles ;
- certaines habitudes dont la personne souhaite se libérer ;
- une transition professionnelle ;
- une reconversion ou une perte de sens ;
- une période de vie où l’on ressent simplement que les anciens repères ne correspondent plus vraiment à la personne que l’on est devenue.
L’accompagnement est toujours défini en fonction de votre situation personnelle.
L’hypnose peut-elle aider en période de transition de vie ?
C’est précisément le cœur de mon accompagnement.
Une transition n’est pas seulement un événement extérieur.
Une séparation, un départ, une reconversion, un deuil, une évolution professionnelle, le départ des enfants ou une nouvelle étape de vie peuvent remettre en question des repères beaucoup plus profonds :
Qui suis-je maintenant ?
Qu’est-ce que je garde ?
Qu’est-ce qui ne me correspond plus ?
Comment avancer sans me perdre ?
Il existe souvent un temps étrange où l’ancien ne convient plus tout à fait et où le nouveau n’a pas encore trouvé sa forme.
L’hypnose peut accompagner cet entre-deux en aidant à retrouver des ressources, à assouplir certains automatismes et à construire progressivement des repères plus ajustés à la personne que vous êtes aujourd’hui.
L’hypnose peut-elle aider lorsque l’on se sent mentalement épuisé ?
Elle peut être utilisée dans un accompagnement visant à diminuer la tension intérieure, retrouver de l’espace mental et modifier certains automatismes qui entretiennent la surcharge.
Mais l’épuisement peut avoir de nombreuses causes.
Un état de fatigue important, inhabituel ou persistant mérite également d’être évalué médicalement afin de ne pas attribuer à la seule dimension émotionnelle ce qui pourrait avoir une origine physique ou médicale.
L’hypnose peut-elle aider pour le stress et l’anxiété ?
L’hypnose est étudiée dans différents contextes impliquant stress et anxiété, et certaines personnes l’utilisent pour modifier leur rapport à leurs sensations, à leurs anticipations ou aux situations qui déclenchent leur tension.
Toutefois, toutes les formes d’anxiété ne relèvent pas du même accompagnement.
Lorsque la souffrance est importante ou associée à un trouble nécessitant une prise en charge médicale ou psychologique spécifique, l’hypnose peut éventuellement s’inscrire en complément d’un suivi approprié et non s’y substituer.
L’hypnose peut-elle agir sur la douleur ?
L’hypnose a fait l’objet de nombreuses recherches concernant la modulation de la douleur, notamment dans certains contextes médicaux.
Mais une douleur est avant tout un signal qui mérite d’être compris.
Une douleur nouvelle, persistante ou inexpliquée doit être évaluée par un professionnel de santé.
L’hypnose ne doit jamais servir à masquer un symptôme nécessitant un diagnostic ou un traitement médical.
Hypnose, souvenirs et passé
Peut-on retrouver des souvenirs oubliés grâce à l’hypnose ?
C’est un sujet sur lequel une grande prudence est nécessaire.
L’hypnose ne transforme pas la mémoire en enregistrement vidéo du passé.
La mémoire humaine est reconstructive : lorsque nous nous souvenons, nous reconstruisons une expérience à partir de différents éléments.
Une scène vécue sous hypnose peut donc sembler extrêmement réelle sans que cela prouve son exactitude historique.
Pour cette raison, je ne présente jamais une image, un souvenir ou une sensation apparue sous hypnose comme la preuve qu’un événement s’est réellement produit.
L’hypnose peut-elle créer de faux souvenirs ?
Les recherches sur la mémoire montrent que des suggestions, des interprétations ou certaines techniques imaginatives peuvent favoriser la création de souvenirs inexacts ou augmenter la confiance accordée à des souvenirs incertains.
C’est une raison essentielle de travailler avec prudence.
L’objectif d’une séance n’est pas de partir à la recherche d’une vérité cachée dans votre passé.
Ce qui m’intéresse est surtout la façon dont une expérience agit encore sur votre présent et ce qui peut aujourd’hui évoluer.
Faut-il revivre un traumatisme pour aller mieux ?
Non.
Un accompagnement ne nécessite pas forcément de revivre intensément un événement douloureux.
Il est souvent possible de travailler sur ses conséquences actuelles, les sensations, les représentations, les réactions ou les ressources nécessaires sans chercher à replonger brutalement dans l’expérience.
Lorsque la situation relève d’un traumatisme complexe ou d’un trouble nécessitant une prise en charge spécialisée, une orientation vers un professionnel de santé ou de santé mentale adapté peut être nécessaire.
Comment se déroule une séance ?
Comment se passe une première séance d’hypnose ?
Une séance commence par un échange.
Avant de travailler, j’ai besoin de comprendre ce que vous vivez, ce que vous souhaitez voir évoluer et ce qui a déjà été essayé.
Nous définissons ensuite ensemble une direction.
L’hypnose est utilisée lorsque cela me semble pertinent et toujours dans le respect de votre rythme.
La séance ne suit donc pas un script identique pour tout le monde.
Votre manière de réagir, votre histoire, votre état du jour et ce qui émerge pendant l’échange orientent le travail.
Combien de séances d’hypnose faut-il ?
Il n’existe pas de nombre universel.
Certaines problématiques peuvent évoluer rapidement.
D’autres demandent davantage de temps parce qu’elles sont anciennes, complexes ou liées à plusieurs dimensions de la vie.
Mon approche s’inscrit dans une logique de thérapie brève et d’accompagnement ciblé : nous ne cherchons pas à multiplier les séances indéfiniment.
Quelques séances peuvent parfois suffire pour créer un mouvement significatif, mais aucune personne sérieuse ne peut garantir à l’avance un résultat précis en un nombre déterminé de rendez-vous.
Que se passe-t-il après une séance ?
Les ressentis sont variables.
Certaines personnes ressentent immédiatement une grande détente ou davantage de clarté.
D’autres constatent surtout des modifications progressives dans les jours suivants : une réaction différente, moins de rumination, davantage de recul ou une nouvelle manière d’aborder une situation.
Et parfois, les effets sont plus discrets.
Il n’est pas nécessaire de rechercher constamment un signe spectaculaire.
Une évolution importante commence quelquefois par quelque chose d’aussi simple que :
« Tiens… cette fois, je n’ai pas réagi comme d’habitude. »
Peut-on faire de l’hypnose en visioconférence ?
Oui.
Je propose également des consultations à distance.
Vous devez simplement disposer d’un endroit calme, d’une connexion suffisamment stable et pouvoir vous installer confortablement sans être interrompu.
L’élément essentiel reste la qualité de l’attention, de l’échange et du cadre créé pendant la séance.
Sécurité et limites de l’hypnose
Existe-t-il des contre-indications à l’hypnose ?
L’hypnose doit toujours être utilisée en tenant compte de la situation globale de la personne.
Certaines situations psychiatriques, psychologiques ou médicales nécessitent des précautions particulières, l’avis d’un professionnel de santé ou une prise en charge spécialisée.
C’est pourquoi il est important de signaler les traitements en cours et les éléments médicaux ou psychologiques susceptibles d’être pertinents pour l’accompagnement.
Lorsque votre situation sort de mon champ de compétences, je vous invite à vous adresser au professionnel approprié.
L’hypnose remplace-t-elle un traitement médical ou psychologique ?
Non.
L’accompagnement par l’hypnose ne remplace ni un diagnostic, ni un traitement, ni un suivi médical, psychiatrique ou psychologique lorsqu’ils sont nécessaires.
Un traitement prescrit ne doit jamais être modifié ou arrêté sans l’avis du professionnel de santé qui vous suit.
Comment choisir un praticien en hypnose ?
La relation humaine compte beaucoup, mais elle ne doit pas être le seul critère.
Vous pouvez notamment regarder :
- sa formation ;
- son domaine de pratique ;
- la clarté de son cadre ;
- sa capacité à expliquer ce qu’il fait ;
- le respect de votre consentement ;
- l’absence de promesses irréalistes ;
- sa capacité à reconnaître les limites de son champ de compétences ;
- son attitude concernant les traitements médicaux ;
- et bien sûr la qualité du contact que vous ressentez avec cette personne.
Un praticien sérieux doit aussi pouvoir vous dire lorsqu’une situation nécessite un autre type de prise en charge.
Hypnothérapeute, hypnopraticien, hypnotiseur : quelle différence ?
Ces termes sont souvent confondus.
Hypnotiseur est historiquement très associé à l’utilisation de l’hypnose dans le spectacle.
Hypnopraticien désigne généralement une personne formée à la pratique de l’hypnose.
Hypnothérapeute est couramment employé lorsqu’elle utilise l’hypnose dans une démarche d’accompagnement thérapeutique.
Attention toutefois à ne pas confondre « hypnothérapeute » et psychothérapeute : en France, le titre de psychothérapeute répond à une réglementation spécifique.
Quelle que soit l’appellation employée, renseignez-vous donc sur la formation réelle, l’expérience et le cadre de pratique de la personne que vous consultez.
Petit lexique de l’hypnose
Induction hypnotique
Ensemble de moyens utilisés pour faciliter l’entrée dans l’expérience hypnotique. Une induction peut utiliser la respiration, l’attention, les sensations, l’imagination, le dialogue ou de nombreuses autres approches.
Focalisation
Orientation de l’attention vers une sensation, un son, une image, une pensée ou un élément particulier de l’expérience.
Dissociation
Phénomène dans lequel certaines dimensions de l’expérience semblent fonctionner séparément. En hypnose, une personne peut par exemple observer une sensation avec davantage de distance ou avoir l’impression qu’un mouvement se produit presque « tout seul ».
Suggestion
Proposition destinée à orienter une expérience, une perception, une sensation, une pensée ou un comportement.
Métaphore
Image, comparaison ou histoire permettant d’aborder indirectement une difficulté et d’ouvrir d’autres associations ou possibilités.
Ressource
Capacité, apprentissage, expérience, qualité ou état interne pouvant être mobilisé pour traverser une situation autrement.
Alliance thérapeutique
Relation de confiance et de collaboration entre le praticien et la personne accompagnée.
Hypnose conversationnelle
Utilisation de certains principes hypnotiques au cours d’un échange, parfois sans induction formelle avec fermeture des yeux.
Auto-hypnose
Utilisation volontaire de certains processus hypnotiques par une personne elle-même.
Inconscient
Terme dont la définition varie selon les courants. Dans l’approche ericksonienne, il peut notamment désigner les processus, apprentissages, automatismes et ressources qui ne sont pas immédiatement accessibles à la conscience.
Suggestibilité
Capacité à répondre à une suggestion. Elle varie selon les personnes, les situations et la nature de la suggestion.
Distorsion du temps
Modification subjective de la perception du temps. Une séance de plusieurs dizaines de minutes peut parfois sembler avoir duré beaucoup moins longtemps — ou l’inverse.
Et si ma vraie question n’était pas « Est-ce que l’hypnose fonctionne ? »
Peut-être vous reconnaissez-vous dans une situation particulière.
Vous avez beaucoup réfléchi.
Vous comprenez une partie de ce qui vous arrive.
Vous savez même parfois ce qu’il faudrait faire.
Et pourtant quelque chose continue à se répéter.
La même peur.
La même tension.
Le même réflexe.
La même manière de vous oublier pour les autres.
La même difficulté à avancer alors qu’une partie de vous sait très bien que quelque chose doit désormais évoluer.
C’est souvent là que l’hypnose devient intéressante.
Non pas parce qu’elle efface votre histoire.
Non pas parce qu’elle décide à votre place.
Mais parce qu’elle permet parfois de rencontrer autrement ce que la pensée seule ne parvient plus à faire bouger.
Mon rôle n’est pas de vous imposer une direction.
Il est de vous accompagner à retrouver la vôtre.
Christelle Nayrat
Hypnothérapeute certifiée en hypnose ericksonienne
Spécialisée en accompagnement des transitions de vie personnelles et professionnelles
Consultations au cabinet à Saint-Nicolas-la-Chapelle, à proximité de Provins et Nogent-sur-Seine, et en visioconférence.
